T.V.A. SOCIALE : l’organisation d‘une récession

Réjouissez-vous … ils ont découvert le Saint Graal.

Maintenant on va développer l’économie avec une taxe.

Vous ne le saviez pas, pauvre inculte, il faut l’appeler ‘’sociale’’ : la taxe. Et les affaires démarrent au quart de tour.

Mais comment peut-il se faire que vous ne sachiez pas que le pouvoir d’achat augmente avec des augmentations de taxe, dès lors qu’elle est appelée ‘’sociale’’ ?

Que voulez-vous de plus génial que d’imposer une taxe à tout le monde en disant que c’est ‘’social’’ ?

En effet, en affirmant qu’avec une nouvelle T.V.A. la compétitivité du travail est assurée, ils tiennent une idée formidable.

Ce faisant on allège effectivement les charges pour les entreprises que les salariés et tous les autres paieront via la nouvelle T.V.A.

Autrement dit les salariés paieront en T.V.A. ce qu’ils gagneront en charges sociales. Et tous les autres seront sacrifiés sur l’hôtel de la nouvelle T.V.A. Évidemment les pauvres seront aux premières loges, selon ce qu’indiqué dans l’hebdomadaire MARIANNE précisant que la T.V.A. pèse à hauteur de 11 % concernant les achats des pauvres et 5 % pour les riches.

Résultat, le pouvoir d’achat va se trouver amputé à hauteur du prélèvement de la nouvelle T.V.A., plus toutes les conséquences néfastes que cela implique.

Notamment : chute de pouvoir d’achat, chute de la consommation, baisse de production, multiplication des faillites, augmentation du chômage.

Plus de chômeurs à indemniser, en voilà une belle utilisation pour la nouvelle T.V.A.

Maintenant, faisons quelques petits calculs.

Pour signifier un petit début de compétitivité internationale une baisse de 10 % est un minimum de chez minimum afin d’espérer intéresser des acheteurs étrangers qui peuvent se fournir dans des zones à main d’œuvre 300, 500, 700, … 1000 % moins chère.

Une baisse de 10 %, en retenant, disons 1/3 pour la part des salaires dans les productions, il faut diminuer les charges sociales de 30 %. (Bien sûr c’est très variable d’une entreprise de bâtiment à une industrielle de haute technicité utilisant essentiellement des robots).

Lesdites charges sociales se situant à 350 milliards d’euros, c’est donc 105 milliards de diminution qu’il faut réaliser.

Toutefois, il y a un petit problème. Le maximum de T.V.A. en Europe étant de 25 %, attendu qu’en France il est de 19,6, ne reste plus que 5,4.

Comme 1 point de T.V.A. représente entre 7 et 8 milliards d’impôts, on plafonne à 37.8, 45,3. Disons, avec 25 % de T.V.A., une moyenne de 43 milliards, pour simplifier les calculs qui ne sont qu’approximatifs.

C’est raté pour les 10 % de gain de compétitivité avec ses 105 milliards indispensables.

Comme aux dernières nouvelles les chiffres seraient de 30 milliards au bénéfice des entreprises et 10 milliards pour les salariés. Avec 2,8 % de gain de compétitivité face à des concurrents à la main-d’œuvre 200, 600, 1000 % moins chère, c’est sûr les entreprises françaises vont pouvoir partir à l’assaut du monde la fleur au fusil.

Quant aux salariés de ces entreprises ils vont faire des affaires. Puisqu’ils vont profiter d’environ 42 euros par mois de baisse de charges. Et ils auront simultanément la joie d’assumer, avec tout le monde, les 40 milliards supplémentaires de T.V.A. représentant en moyenne 95 euros par mois pour les trente-cinq millions de foyers français.

Une autre conséquence directe, c’est qu’avec 40 milliards de pouvoir d’achat en moins 700 000 emplois sont appelés à disparaître. (Source : extrapolation des statistiques internationales du ministère du travail des U.S.A.). Ce qui infère les indemnités supplémentaires de chômage, le pendant de diminutions de cotisations sociales et prélèvements fiscaux que représentent 700 000 chômeurs en plus.

Or, 700 000 emplois de moins, c’est 40 milliards de P.I.B. perdus. Autrement dit une récession entraînant 17,8 milliards de pertes pour les prélèvements sociaux et fiscaux. S’ajoutent bien sûr les indemnités chômage pour les 700 000 nouveaux chômeurs et l’aréopage de fonctionnaires ou salariés vivant sur ce créneau. Soit un montant de l’ordre 11,7 milliards.

Ainsi est créé un cercle vicieux de 40 milliards de taxe supplémentaire, 17,8 milliards de pertes de prélèvements sociaux et fiscaux, 11,7 milliards d’indemnisations chômage supplémentaires pour des années. Soit un coût global de 69,5 milliards par an.

Une récession de 69 milliards c’est aussi 1,2 million d’emplois amenés à disparaître. De la sorte le cercle vicieux instauré est appelé à se développer pour répandre la pauvreté. Ainsi de 700 000 à 1 200 000 chômeurs supplémentaires dans un cercle vicieux propre à accroître ce nombre pendant plusieurs années, la fabuleuse idée de taxe ‘’sociale’’ risque de provoquer de fameux dégâts, avec le AAA à flamber en prime.

Au niveau international les implications risquent également de porter sérieusement préjudice. En effet, lorsqu’un pays développe une compétitivité les autres sont appelés à suivre cette pente savonneuse de la compétitivité en réduisant le pouvoir d’achat. C’est d’ailleurs un des points importants de l’enlisement de l’occident dans le marasme. Et de concurrence compétitive en concurrence compétitive que va-t-il se passer pour les générations futures dans la concurrence européenne qui sauvait encore les meubles.

C’est dire si l’avenir est ‘’prometteur’’ avec tous les ‘’bénéfices’’ de cette idée géniale de taxe ‘’sociale’’.

Voilà une belle démonstration sur la manière dont les élites, si promptes à nous donner des leçons avec leur pédagogie pour nous imposer des âneries, créent un puits sans fond. Lequel, depuis 1/3 de siècle, conduit à appeler la population à des sacrifices après des sacrifices pour compenser les sottises dont ils nous assaillent avec de doctes discours pour nous faire sentir que nous sommes de pauvres ignorants.

G R d B

En février : PROVOQUER 4 % DE CROISSANCE, en pleine période de crise profonde.

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